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aoû 18

Mes vacances côté plongée sous-marine

La plongée en Bretagne Pas facile de conjuguer plongée sous marine à outrance et vacances en famille. J’ai donc été raisonnable. Pourtant j’aime les plongées en Bretagne, sûrement pour le côté technique.

Lors de ma première plongée, la visibilité était quasi nulle. Je passais mon temps à fixer les palmes de mon binôme car on ne voyait pas à 50 cm, et au bout de 14 minutes, j’ai tourné la tête quelques instants et je l’ai perdu. J’étais même obligé d’allumer mon phare pour consulter mon ordi.

En plus, j’avais complètement perdu l’habitude de plonger avec des gants et une cagoule et impossible d'ouvrir mon parachute de palier, la grosse marrade quand on est obligé de remonter en pleine eau au milieu de rien. Finalement, on a fini bras dessus dessous pour ne pas se perdre.

Etoile de mer Les autres plongées ont été correctes, j'ai compris le truc, s'il faisait beau on pouvait y aller, s'il y avait du vent et des nuages il fallait mieux rester couché, et ne pas hésiter à annuler au dernier moment.
Ca dépend peut être des endroits, j’ai déjà plongé à St Malo sous la pluie et la visibilité était bonne. Les clubs le savent, mais ils ne vont pas vous dire qu'aujourd'hui mieux vaut ne pas plonger...

Sous l'eau, on voit beaucoup d’étoiles de mer, des éponges, des laminaires, des ormeaux, la flore est magnifique et très riche. Côté poisson, c’est moins bien, sauf si on est amateur de crabes et de homards, là c’est un régal, mais pour les yeux uniquement, grrrr !
J’ai vu cependant un joli congre, ça m'a un peu changé des murènes.

A niveau photos sous-marine, j’ai fait quelques essais avec mon Sony T10 et son caisson mais ce n’était pas facile, car quand c’est vert, c’est vert, et si j’éclairais avec mon phare ça cramait la photo. Pour résumer : Je manque de pratique, j’ai trop pris l’habitude des mers chaudes et transparentes.

Ma fille plonge ! Mais LA grande nouveauté côté plongée cette année, c’est ma fille qui a passé son PADI. Elle avait passé son baptême à l'âge de 4 ans... Je sais pas bien.
Cette année, elle avait enfin l'âge légal et elle a pris des cours en piscine et fait un tas d’exercices que bien des adultes auraient eu du mal à faire (Vidage de masque, stabilisation, ludion, enlever son détendeur et le remettre sous l’eau). Il faut dire qu’elle était déjà à l’aise dans l’eau avec un masque et des palmes, on se demande bien pourquoi ?

Les exercices PADI sont super bien fait et c’est très ludique, les enfants apprennent vraiment en s’amusant.

A partir de 8 ans, ils peuvent passer le PADI SEAL TEAM, c’est une série de jeux (les Aquamissions) à effectuer dans l’eau. Ils ont aussi un livre et doivent réviser le soir. Ma fille était tellement motivée que j’ai cru qu’elle bossait son niveau 4, tellement elle n’arrêtait pas.
Ha !!! Si j'avais pu faire la même chose à son âge, j'aurais adoré.

PADI SEAL TEAMMaintenant toute la famille plonge et désormais nous voyagerons tous avec notre carte de plongée et notre certificat médical.

Inutile de vous dire que j’étais fier quand elle a eu son diplôme et on a fait péter le cidre ! La prochaine fois, je l’emmène dans des eaux chaudes et je plonge avec elle !

juin 3

J’ai plongé avec Umberto Pelizzari

Umberto Pelizzari La semaine dernière je vous parlais de mes stars à moi, avec lesquelles j’ai échangé quelques mails depuis que j’ai ouvert ce blog. Mais j’ai aussi plongé avec un grand homme : Umberto Pelizzari, un apnéiste hors pair détenteur à l’époque de nombreux records.
C’était en 2001 alors que j’étais en Sardaigne, il avait un club de plongée en face des îles Lavezzi que l ’on surnommait à l’époque Mérouville, à cause de la quantité considérable de Mérous de belles tailles qui s’y trouvaient.

Je venais juste de passer mon niveau 1 et officiellement je pouvais enfin plonger dans un club (car la plongée sauvage je connaissais déjà, mais ça, c’est une autre histoire). Mon premier carnet de plongée dans la poche j’ai foncé dans son club pour pouvoir plonger avec lui.
Cet homme n’a rien à voir avec les moniteurs que l’on connaît d’habitude, vantards et fêtards. Lui il reste humble et super cultivé, parfaitement trilingue (peut être plus, je n’ai pas vérifié), un corps sain dans un esprit saint grâce au Yoga, technique inspirée de Jacques Mayol.

C’est quand on le voit en mer et surtout sous l’eau qu’Umberto Pelizzari est vraiment impressionnant. On sent que cet homme aime la mer.
C’est son équipe qui nous guidait en scaphandre, lui ne faisait que passer nous voir sans bouteille, libre comme l’air, évoluant comme un poisson et venant nous demander à 30 mètres de fonds si tout se passait bien, alors que j’avais plutôt envie de lui répondre : "mais c’est à toi qu’il faudrait demander ça !"
Il évoluait entre des plongeurs à la démarche lourde, encombrés par des bouteilles d’air comprimé comme un dauphin, nous narguant presque avec sa légèreté.
Je me rappelle très bien à la sortie de l’eau un des moniteurs demande au groupe si les plongée c’est bien passée et si nous avons vu de belles choses sous l’eau et les femmes ont répondues en cœur : Umberto !

Quand je plonge à Marseille, j’ai toujours un grand respect pour les apnéistes que je croise au fond de l’eau, immobile à l’agachon pendant plusieurs minutes.
J’ai toujours préférer emporter de l’air avec moi, mais peut être que depuis que je ne fume plus, je vais me remettre à l’apnée.

Le site www.umbertopelizzari.com

mai 27

Des stars qui m’écrivent

Bande de plongeurs

C’est étonnant de tenir un blog, cette semaine il y a deux stars qui m’ont écrit soit par mail, soit par commentaire. Et ce n’est pas la première fois que cela m’arrive depuis que je blogue.

Oh bien sûr ce ne sont pas les stars hyper connus qui font la une des magazines people, mais ceux sont mes stars à moi, celles qui ont bercées ma jeunesse ou m’ont fait rêver pendant des heures en lisant leurs récits de voyage.

Gabriel Di Domenico

Cette semaine j’ai reçu un commentaire qui s’est suivi pas un échange de mail de la part de Gabriel Di Domenico, l’auteur du têtard et la Calypso ainsi que du Têtard vous salue bien, deux livres que j’avais adorés, des histoires de plongée vécues par des vieux pirates marseillais et magouilleurs, j’ai même essayé de soutirer des informations à Francis Le Guen pour savoir si c’était des histoires vécues ou de la pure fiction mais il n’a pas voulu vendre la mèche.

Peut être qu’on aura l’occasion d’en parler un de ces jours à Marseille, car Gabriel Di Domenico vient de sortir un nouveau livre : Le têtard en eaux troubles et je suis pressé de le lire.

Francis Le Guen

Et oui depuis que je blogue, j’ai écris à Francis Le Guen qui lit aussi mon blog, le célèbre créateur de Plongeurs international, carnets de plongée, carnets d’expédition, grand plongeur et baroudeur incroyable qui connaît toutes les mers du monde.
Pour un petit plongeur comme moi, c’est énorme ce genre d'échange.

Dominique Serafini

découvrir la plongée sous-marineEt encore plus surprenant j’ai reçu la semaine dernière un commentaire de Dominique Serafini en personne. Je vous en avais parlé sur mon ancien blog, à propos de ma bibliothèque de plongée.

Mais cet homme ne sait peut être pas que c’est grâce à lui qui je me suis mis à aimer la plongée, j’ai même appris sa bande dessinée "découvrir la plongée sous-marine" par cœur et il garde une belle place dans ma bibliothèque. Je la relis souvent avec nostalgie car c’est une grande part de mon enfance.

Dominique Serafini à choisit une vie plus paisible sur un voilier mais il est resté un immense artiste, je vous recommande de visiter son site pour découvrir ses peintures sous-marine.

Pour la petite anecdote Dominique Serafini et Francis Le Guen sont sponsorisés par Cressi, ma marque fétiche que j’impose même à ma fille. Je commence à comprendre pourquoi Nike ou Adidas payent aussi cher leurs joueurs de foot…

Le blog c’est surtout des belles histoires et des échanges improbables.

dec 5

Ma rencontre avec des requins marteaux

Requin marteau A cause des dents de la mer, les requins ont toujours eu une mauvaise réputation, plusieurs personnes de ma génération en ont même une phobie , ce qui est vraiment dommage car c’est un animal magnifique dont nous avons besoin pour préserver notre environnement.

Un de mes requins préférés et le requin marteau, je le trouve impressionnant. La forme particulière de sa tête en fait un prédateur redoutable, pourtant je le trouve plutôt marrant quand il nage, on dirait qu’il se dandine.

La première fois, que j’ai vu un requin marteau c’était aux Bahamas, à Colombus (il faudra que je vous raconte ce voyage).

Là-bas, on en croise très souvent, d’ailleurs on est nombreux à plonger pour essayer de les voir.

Donc la première fois je l’ai aperçu de loin dans le bleu alors que je longeais un tombant, je me suis mis à hurler comme un malade en gesticulant dans tout les sens pour alerter mon binôme qui regardait ailleurs. Et ensuite je me suis mis à nager direction du requin pour essayer de le rattraper. Finalement il n’était pas aussi content de moi de cette rencontre car il a pris la fuite. Je suis remonté sur le bateau un peu déçu mais ravi quand même d’avoir pu enfin apercevoir un requin marteau.

Quelques jours plus tard, j’ai pu enfin avoir le grand frisson en en croissant un de beaucoup plus prés (à peine quelques mètres). Comme il a les yeux sur le côté on ne sait pas trop si il vous regarde ou si il se moque de vous mais c’est impressionnant, il devait faire trois ou quatre mètres de long et quand il passe devant vous et bien on ne bouge plus, on ne respire plus et on l’admire avec un mélange d’appréhension et de fascination et finalement on est bien content qu’il ne soit pas aussi joueur que les dauphins mais c’est un spectacle magique et évidement c’est toujours quand je n’ai pas mon appareil photo.

La plongée est encore un des rares endroits où l’on peut croiser des animaux sauvages dans leurs environnements naturels et cela m’apporte toujours une grande émotion.

Je me suis promis un jour de plonger pour voir le grand requin blanc (mais ce jour là, je serais en cage).

sep 8

Ma première narcose

Narcose La narcose ou ivresse des profondeurs, est un phénomène due à un excès d'azote lorsque que l'on plonge trop profond. C'est exactement comme si on était bourré, ça peut paraître rigolo comme ça mais il vaut mieux faire attention car sous l’eau cela peut devenir dangereux. La narcose arrive généralement vers les 40 m, voir un peu avant si on à pas l'habitude.

J'ai rarement ressenti la narcose, ou du moins j'ai appris à la gérer mais la première fois ça m'a fait tout drôle. C'était à Marseille alors que j'étais fraîchement niveau 2.

Ce jour là, je plongeais avec un moniteur sur le site des Farillons, on décide d'atteindre directement les 40 mètres pour finir tranquillement la plongée sur le tombant.

J'adore ce moment ou l'on descend dans le bleu d'un coup, c'est comme une chute libre, on ressent la pression qui devient de plus en plus forte, l'air qui se durci de plus en plus, et un sentiment de bien être nous envahi peu à peu.

Donc nous descendons rapidement pour arriver dans la zone des quarante mètres et on commence à explorer le fond tranquillement, je me sentais super bien, comme à chaque fois que je suis dans l’eau, peut être mieux que d’habitude.

Je pensais maîtriser parfaitement la situation, sauf que je n'arrêtais pas de vérifier mes instruments (manomètre et ordinateur) en fait j’étais incapable de mémoriser mes paramètres.

Je suis narcoséEnsuite le moniteur m'a demandé combien d'air il me restait dans ma bouteille, je devais lui faire le signe 90 bars, c'est à dire avec la main montrer neuf doigts, c'est pourtant pas compliqué, il suffit d'en cacher un (le pouce généralement, c'est plus pratique) et bien là, impossible, j'ai croisé mes doigts dans tous les sens, j'étais incapable de montrer mes neuf doigts d'un coup, j’étais en train d’imiter la pieuvre.

Après plusieurs reprises j'ai enfin réussi, j'ai voulu alors contrôler que je ne m'étais pas trompé (autre signe de narcose le fait de douter), et j'ai découvert quand plus j'avais raconté n'importe quoi car il me restait 120 bars et non pas 90. Là j'ai éclaté de rire sous l'eau et j'ai compris ce qu'il m'arrivait. Dans ces cas là, il suffit de remonter de quelques mètres et la narcose disparaît.

Cette anecdote peut paraître amusante mais la narcose est la cause de bien des accidents en plongée, car trop narcosé on peut tout simplement perdre le sens de l’orientation et confondre le haut et le bas.

sep 3

Perdu au milieu de nul part

Plongée à Punta Cana Cette aventure s'est déroulée il y a quelques années, en République Dominicaine, j'ai passé beaucoup de temps là-bas grâce à une amie qui y vivait. Elle travaillait dans un club de plongée à Punta Cana, les fonds ne sont pas supers variés et il y a très peu de sites de plongée. Un jour nous décidons d'aller faire de la recherche de sites.

Pour expliquer aux non plongeurs, quand on plonge, on vous amène dans des endroits ou il y a quelque chose à voir, soit pour son relief, soit pour sa faune et sa flore. Mais pour découvrir un site il faut y avoir plongé auparavant et ensuite noter ses coordonnées pour pouvoir y retourner. Donc la recherche de sites, c'est plonger un peu au hasard en espérant trouver quelque chose au fond.

Le bateau nous amène au large au milieu de rien, nous repérons des taches sous l'eau significatives d'un éventuel quelconque intérêt, nous nous mettons à l'eau et le bateau repart pour déposer les clients du club sur un site répertorié.

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aoû 22

Mon souvenir du niveau II

Denis plongeur J'ai passé mon niveau 2 de plongée il y a déjà pas mal d'années mais je m'en rappelle comme si c'était hier.

J'avais déjà de nombreuses plongées à mon actif, donc cela ne devait être qu'une formalité. J'ai choisi de le passer dans un club parisien très connu dont je préfère taire le nom...

Normalement le niveau 2 se passe en une semaine sur place si vous allez n'importe où ailleurs, mais à Paris on ne rigole pas, surtout avec l'entraînement...

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avr 15

Hommage à Pascal Rullier

Une semaine noire pour la plongée et vraiment une très triste nouvelle que je viens d’apprendre ce matin, après la mort de Loïc Leferme c’est au tour de Pascal Rullier le créateur des bons plans mauvais plans.

Ce site est devenu depuis des années la bible des plongeurs, pas une seule fois je ne suis partis dans un club de plongée sans consulter son site. Toutes mes condoléances à sa famille et ses proches, ce garçon était vraiment très sympathique.

Cette triste nouvelle me touche vraiment beaucoup.
Merci à toi Pascal et fais de belles bulles là-haut.

avr 12

No limits

Loic Leferme

Triste nouvelle hier soir en apprenant la mort de Loïc Leferme, quintuple recordman du monde de plongée en profondeur absolue. Il est mort mercredi matin après un accident de plongée lors d'un entraînement à Villefranche-sur-Mer en remontant de 170 mètres de profondeur. Je ne sais pas si vous imaginez mais la pression à cette profondeur est énorme et les risques même si ils sont mesurés et calculés sont quand même importants, car à 170 mètres c’est très compliqué de les faire suivre pas des plongeurs.

Je respecte énormément cette discipline extrême que vous avez sans doute découvert dans le grand bleu mais elle comporte vraiment de nombreux risques et beaucoup y laisse leur peau. Souvenez vous aussi de la disparition d’Audrey Mestre il y a cinq ans dans les même conditions. Ce ne sont pas des gens complètement barrés et inconscients, leur préparation est minutieusement calculée mais à cette profondeur la moindre erreur peut être fatale.

Ce sont aussi des gens passionnés, j’ai eu la chance de plonger avec Umberto Pelizzari en Sardaigne il y a de nombreuses années et c’était vraiment magique de le voir évoluer sous l’eau, sans scaphandre avec une telle aisance, c’était une très belle plongée pour moi. Respect pour ces gens là.
Adieu Loïc et félicitations pour la vie que tu a menée.

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